Fin octobre, le Comité de l’ONU sur l’élimination de la discrimination à l’égard des femmes (CEDAW) tient une session de travail où figure la Côte d’Ivoire. De quoi s’agit-il, et qu’est-ce que cela change pour les Ivoiriennes ?
Un rendez-vous préparatoire, pas un procès
D’après le calendrier d’une organisation spécialisée, la session du 26 au 30 octobre 2026 concerne une étape appelée « liste de questions préalable au rapport ». Les dates et l’échéance de soumission des contributions y sont indiquées comme provisoires. Cette étape sert, avant que l’État ne rédige son prochain rapport, à choisir les sujets sur lesquels le Comité l’interrogera. Il ne s’agit donc probablement pas d’une audition publique du pays. Ces dates restent à confirmer auprès de l’ONU. theadvocatesforhumanrights
Ce que le pays doit déjà au Comité
La Côte d’Ivoire est partie à la convention CEDAW et doit rendre compte régulièrement de son application. Elle a été examinée en octobre 2011 pour ses premiers rapports. Le Comité avait alors recommandé d’inscrire une définition claire de la discrimination à l’égard des femmes, directe et indirecte, dans la Constitution ou la loi. Un nouvel examen a eu lieu en 2019, sur le quatrième rapport périodique, avec une délégation de plusieurs ministères. La Constitution de 2016 interdit la discrimination et promeut l’égalité entre femmes et hommes dans la vie politique, publique et professionnelle (articles 4, 36 et 37). cedaw coteivoire2011 +2
Ce que demandent les ONG
Après la session de 2019, des organisations ont demandé à l’État de mieux protéger les défenseures des droits humains. Les associations suivent aussi, en général, des sujets comme l’accès à la terre, les violences, la participation politique et l’accès à la justice. Leurs demandes pour 2026 sont à recueillir directement auprès d’elles. ishr
Pourquoi cela vous concerne
Les « observations finales » du Comité sont des recommandations officielles. Elles servent ensuite d’argument aux associations pour demander des réformes, des budgets et des résultats.
Encadré pratique : suivre le dossier
- Consultez les observations finales de 2019 pour voir ce qui avait été demandé au pays.
- Interrogez les associations de femmes de votre ville sur leurs contributions.
- Surveillez les communiqués du ministère de la Femme et de l’ONU.
- Parlez-en autour de vous : un droit connu est mieux défendu.
Un contrôle à suivre de près
Ce mécanisme international pousse les États à tenir leurs promesses. Woman Planet suivra les prochaines étapes et les réponses du pays.

